Visite du Lac Rose

Cette histoire commence sur les ruines d’un des plus grands évènements sportifs automobiles des années 80, 90 et 2000. Nous sommes sur les lieux de la consécration de cette course, là où les plus grands pilotes ont foulés ces terres en descendant de leurs voitures, de leurs motos et de leurs camions. C’était  l’arrivée du Paris-Dakar, avant qu’il ne soit déplacé en Amérique du sud. Il ne reste aujourd’hui que quelques traces que le sable efface comme cette cabane érigée sur le l’emplacement de l’ancien podium de la course.

Boutique sur le lieu du podium du Paris-Dakar - Lac Rose Senegal - Ecole autour du monde

Surtout, plein d’anecdotes, des souvenirs, la fierté d’avoir accueilli cette course (« Johnny Halliday est venu chanter ici ! ») et surtout, surtout, l’espoir que la course revienne « l’an prochain Inch Hallah ».

Mais aujourd’hui, le Paris-Dakar est parti, les récolteurs de sels sont restés. Avec leur travail, leur micro société organisée vers le lac.
Le centre ce petit monde, c’est la Commission de gestion. Elle est menée par Maget, qui est aussi intermédiaire (il achète et vend du sel). La Commission de gestion régule tout pour que tout se passe sans vol et sans violence. Et ca semble fonctionner car l’ambiance est sereine et propice au travail.

Comission de gestion - Lac Rose Senegal - Ecole autour du monde

Les tâches sont, par exemple, clairement réparties.

Il y a d’abord les hommes qui récoltent le sel à bord de leurs pirogues. Si il y’a peu de profondeur, les hommes vont directement dans l’eau. S’il y a trop d’eau, on récupère le sel en restant à bord de la pirogue.

Pirogue pleine de sel - Lac Rose Senegal - Ecole autour du monde

Ces hommes viennent, pour la plupart, des pays voisins pour se faire de l’argent pendant une année puis ils repartent. On ne fait pas se métier plus longtemps à cause des risques de santé liés au sel en quantité très importante dans le lac.
Lorsque la pirogue est pleine, elle dépasse à peine de l’eau. A ce moment, il y a presque une tonne de sel. Comme les moteurs ne peuvent survivre à la salaison du lac, les pirogues sont ramenées à la force des bras, poussées à l’aide de longues perches. C’est un travail très physique qui donne la carrure de lutteurs sénégalais à tous ceux qui travaillent sur le lac.

Le dernier effort consiste à remplir des bassines et à aider les femmes à les charger sur leurs têtes.

Ces femmes font la liaison entre les pirogues et les intermédiaires, des négociants. Ces derniers achètent des bassines de sels aux pirogues.
Chaque bassine pèse un peu moins de 30 kg. A chaque passage entre la pirogue et le tas de sel de l’intermédiaire, les femmes mettent un coquillage dans leur seau. A la fin, l’intermédiaire sait combien il a été livré de bassines et rémunère chaque femme entre 200 et 400 FCFA (30 et 60 cens d’euros) par bassine. Une femme peut ainsi porter sur sa tête entre 2 et 5 tonnes par jours. C’est un travail pénible.

Femme qui porte une bassine de sel - Lac Rose Senegal - Ecole autour du monde

L’intermédiaire, quand a lui, achète le sel et le revend à l’extérieur. Entre temps, il assure le séchage du sel car, quand il sort du lac, le sel ressemble à une boue grise foncée, presque noire. Il est ensuite mis à sécher et s’éclairci avec le temps. Au bout de plusieurs jours, il devient gris clair, voir blanc.

Sel qui seche - Lac rose Senegal - Ecole autour du monde

Avant, tout ceux qui  travaillaient là vivaient et dormaient sur place. Mais des programmes immobiliers sur les bords du lac rose ont eu raison de cela et ils se sont fait expulser. L’Etat est arrivé avec des camions et des engins de chantier et à fait place nette. Maintenant, les travailleurs dorment dans un village distant de quelques kilomètres et doivent prendre le taxi matin et soir pour se déplacer entre leur lieu de travail et leur domicile.
Autour de cette exploitation, des sénégalais viennent vendre leurs services. On y retrouve les guides mais aussi de nombreux hommes et femmes qui proposent des bijoux artisanaux et des arts (collages à base de sel et de sable par exemple).

Vente de bijoux - Lac rose Senegal - Ecole autour du monde

Après cette découverte culturelle, nous avons traversé le lac rose puis les dunes de sable pour atteindre une immense plage. La boucle est bouclée, nous avons joins la culture au sport ! Nous vous laissons découvrir les photos dans la galerie 😉

Chrystelle, Adan et Niels - Lac Rose Senegal - Ecole autour du monde

 

Guide du Lac Rose : Lamine Dieng à Niaga Lac Rose par Rufisque Sénégal
Téléphone : 00221778169667

Guide touristique - Lac Rose Senegal - Ecole autour du monde

 

Retrouvez plus de photographies de notre voyage au Bénin sur le site du photographe Vincent Meyer

 

 

 

3 pensées sur “Visite du Lac Rose

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    18 juin 2011 à 15 h 55 min
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    Papy a admiré avec moi la photo de la fleur de bananier . Nous avons pâli de jalousie car les nôtres ne sont pas aussi belles.
    Nous voyons les enfants évoluer avec bonheur dans ces sites si différents de ceux qu'ils connaisssaient jusqu'à présent. Ils n'ont pas l'air dépaysés .
    Gros bisous à vous quatre nous pensons bien à vous
    papy Dédé et mamie Simone

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  • avatar
    18 juin 2011 à 19 h 02 min
    Permalink

     
    Bonsoir mamie, c'est au coin d'un feu de camp nécessaire les fraiches soirée namibienne que je découvre ton message qui nous fait très plaisir. Nous avons très souvent des pensées pour vous et maman me donne aussi de vos nouvelles quand nous en avons l'occasion, elle ne devrait plus tarder à venir vous faire un petit coucou. C'est vrai que nous faisons des découvertes merveilleuses tant au niveau des paysages que de l'histoire, la culture, l'éducation…
    Peut être que si tu montrais ces fleurs de bananiers aux tiens, ils comprendraient ce que doivent devenir leurs vies et qu'ils feraient enfin de jolies fleurs et surtout de succulentes bananes comme celles que nous avons mangé. D'ailleurs, les bananes n'ont pas besoin d'être bien grosses pour être bonnes.
    Nous vous faisons tous les 4 de gros gros bisous.
    J'espère que papy réussi à voir aussi les photos.
    Chrystelle

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    18 juin 2011 à 19 h 04 min
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    J'oubliais, les garçons sont effectivement très bien et même si Adan nous a fait un petit coup de blues il y a quelques jours. Ils ne veulent pas rentrer en France avant la fin de l'aventure. Ils adorent découvrir et attendent maintenant les bêtes féroces de Namibie.

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