Refus de visa au Cameroun

Notre visite du Bénin étant finie, même si nous aurions aimé voir le nord du pays mais la saison ne s’y prête pas, nous décidons de faire une halte au Cameroun avant de partir pour la Namibie.

Nous cherchons donc une représentation diplomatique de ce pays au Bénin mais il n’en existe pas. Alors, nous nous renseignons sur Internet et plusieurs voyageurs indiquent que les visas s’obtiennent à la frontière dans le cas de non représentation diplomatique du pays.

Nous achetons donc nos billets d’avion, ravis de nous rendre au Cameroun et espérant vivement y rencontrer la famille Robin dont nous avions fait la connaissance au Sénégal. Nous nous présentons à l’aéroport de Cotonou, prenons notre avion pour Douala.

Arrivés à Douala, nous commençons à remplir les fameuses fiches systématiques à l’entrée d’un pays lorsqu’un policier vient nous voir et nous demande nos passeports, nous lui demandons où nous devons nous rendre pour obtenir le visa d’entrée. Là, il nous dit qu’il n’y a pas de délivrance de visa à la frontière, que nous devions prendre nos dispositions plus tôt. Nous lui expliquons la situation : pas de représentation diplomatique du Cameroun au Bénin, il va se renseigner. Nous sommes dans l’espoir et il nous demande si nous sommes français. Eh oui, nous sommes français !

– Pas de délivrance de visa à la frontière ! De toute manière, les français ne nous font pas de cadeaux, je ne vois pas pourquoi vous pourriez venir chez nous comme ça ! Vous allez reprendre l’avion !

– Mais non, nous ne pouvons pas retourner au Bénin, ce n’est pas possible !

– C’est de la faute de la compagnie, ils n’avaient pas à vous laisser passer sans visa.

– Mais, les renseignements que nous avions laissaient bien la possibilité d’obtenir le visa à la frontière !

Vincent fait jouer le temps, cherche un moyen de se procurer un téléphone pour contacter les personnes qui nous attendent. Nous espérons bien que l’avion pour le Bénin repartira avant que nous n’ayons fait toutes nos démarches. C’est le cas, nous finissons au poste de police. Vincent réussi à joindre Jacques puis Pierre qui devait nous attendre grâce à la gentillesse d’un monsieur qui lui prête son téléphone.

20 minutes plus tard, voici Pierre au poste de police, accompagné de deux hommes, David et Georges dont nous comprenons plus ou moins que l’un d’eux travaille pour les RG. Mais nous n’en sommes pas très sûrs et surtout, nous les laissons faire.

Très rapidement, nous comprenons que quoi qu’il arrive, les globetrotters que nous sommes, n’obtiendrons pas de visa touristique. Pourtant, un libanais venu d’un pays ayant une représentation diplomatique obtient très vite un visa moyennant quelques billets. On ne nous propose même pas cette possibilité car l’ensemble du personnel du commissariat a changé il y a trois semaines car nous entrons en période près électorale et il faut lutter contre la corruption.

Certains camerounais ont peur de ces élections, ils pensent que l’ONU et notamment la France puisse interférer sur le fonctionnement démocratique de leur pays comme ils l’ont fait en Côte d’Ivoire. Tout cela nous échappe un peu, les africains extérieurs à la côte d’ivoire, les ivoiriens, les français, personne n’a la même vision de l’intervention de la France en Côte d’Ivoire. Enfin, toujours est-il que nous ne nous sentons pas les bienvenus au Cameroun.

Finalement, après une journée passé au poste de Police avec les garçons à patienter et trouver des billets d’avion pour repartir dans 48h, nous l’espérons vers la Namibie et seulement lorsque nous avons une confirmation de vol pour 48h plus tard, on nous tamponne les passeports.

Il faudra attendre encore plus d’une heure avant d’obtenir nos passeports signés mais moyennant 10000 ou 20000 XFA (nous ne le saurons jamais, le montant change entre les personnes venues nous chercher à l’aéroport) nous sortons immédiatement.

Nous allons donc rejoindre nos chambres à Douala. Il s’agit d’une somptueuse maison avec un magnifique jardin, des chambres très confortables une salle de bain partagée et un salon salle à manger grandioses. Du jamais vu depuis le début de notre voyage. Ceci dit, pour le prix c’est la même chose, nous heureusement qu’il ne s’agit là que de deux nuits car nous n’aurions pas pu y rester plus longtemps.

Nous nous trouvons dans les quartiers favorisés de Douala, il semble même qu’il s’agisse des quartiers d’expatriés.

Nous nous remettons tranquillement de nos émotions de cette longue journée. Demain, nous ferons une visite express d'une partie du pays.

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