Buenos Aires, porte de l’Amérique latine

C’est après un périple en avion assez dense que nous arrivons à Buenos Aires.

Départ le 4 juillet de Johannesburg (Afrique du sud) pour Le Caire (Egypte) puis Paris Roissy Charles de Gaulle (France),


Passage en France d'Ecole autour du monde par ecoleautourdumonde

Paris Orly (France), Londres (Angleterre) et enfin après 13h30 de vol supplémentaire Buenos Aires (Argentine). Donc le 6 juillet, nous arrivons à Buenos Aires euh, comment dire ? Fatigués ? Oui ca doit être cela.

Nous avons la première nuit prévue dans un hostel mais pas les suivantes. Nous passons donc la journée à chercher une autre solution d’hébergement bon marché pour pouvoir nous poser un peu plus longtemps.

Nous trouvons finalement un hôtel dans le quartier San Telmo qui sera notre camp de base pour visiter la ville.

Buenos Aires, nous la découvrons sous un ciel bleu et des températures agréables. Elle est belle, créative, détendue, dynamique. Nous en tombons amoureux.

Vue de Buenos Aires depuis le toit de l'hotel

La rue Defensa et son marché concentre des artisans venus des quatre coins du pays pour vendre leurs arts. Vêtements, bijoux, plaques décorées, matés, gourmandises et flûtes de pans se mélangent dans un tourbillon où tous les sens sont en émois. Et dans ce décor chatoyant, les artistes de la rue se livrent à des numéros de clown, de marionnettes, de mimes, de musique et de danse.

Clown à Buenos Aires

La place de Mayo concentre à elle seule une particularité architecturale qui nous saute aux yeux. En Afrique, il n’y a pas d’architecture dans le sens où les villes sont presque toutes les mêmes et les bâtiments se ressemblent tous (un cube de béton ou de terre). Ici, un bâtiment à la façade Haussmannienne est collé à un immeuble de verre qui lui-même est mitoyen avec une construction de style victorienne. L’ultramoderne se mélange avec l’ancien dans un joyeux melting-pot et finalement nous n’y prêtons plus attention.

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Les bords du fleuve, dont on ne peut voir la rive opposée tellement il est large, sont dominés par d’immense immeubles d’habitation en verre. Un air de croisette souffle à leurs pieds. Les parcs aux pelouses verdoyantes, les snacks, les aires de jeux et les danseurs de tango nous font oublier où nous sommes. L’instant présent prime sur tout, tellement il est agréable.

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Le jour de l’indépendance, les plus beaux bus et d’anciennes voitures sont exposées dans les rues aux anciennes façades coloniales. Leurs chromes rutilants se font le miroir des peintures colorées qui décorent leurs carrosseries aux formes rondes. De jolis petits napperons encadrent les fenêtres des bus pour finir de donner un charme unique à ces bus argentins.

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Tout ceci ne saurait faire oublier une histoire aussi dure que récente d’une liberté acquise au prix d’un sang de trop nombreuses fois versé. L’ancienne dictature durera jusqu’en 1983 après de très nombreux enlèvements, tortures et assassinas. Le musée national en rapporte un témoignage émouvant et documenté. Les vidéos, objets de l’époque et explications écrites utilisent les technologies d’aujourd’hui pour ne pas oublier, et nous l’espérons, ne pas recommencer.

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Buenos Aires, c’est aussi la découverte du fast-food à tous les repas. Nous cherchons en vain des restaurants « gastronomiques », dans nos prix, sans en trouver. Les Mc-Do sont aussi nombreux que les lampadaires.

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Désespérés, au bord de la rupture de nerf, écœurés des hamburgers, nous sommes pris de folie et entrons dans une pizzeria. Le concept semble sympa, la vitrine alléchante, la carte bien remplie. Et c’est là que tout bascule. D’abord c’est une maxi-pizza que l’on choisie au hasard (nous ne comprendrons jamais les menus, même avec le traducteur électronique). Elle arrive, maxi, mais au fenouil … Nous sombrons un peu plus dans la folie. Nos regards se portent alors sur une vitrine remplie à déborder de gâteaux hauts comme la tour Eiffel et d’une mousse au chocolat. Alors le fenouil, Chrystelle aime ça. Elle prend donc un dessert raisonnable. C'est-à-dire une grosse part d’un gâteau blanc. Adan et Niels aiment moins le fenouil mais ça passe. Ils prennent quand même un dessert conséquent pour des petits êtres comme eux. Physiquement, la part de gâteau ne peut pas rentrer dans leur ventre, mais bon, on vous l’a dit, la raison nous a quittés. Quand à Vincent, il déteste le fenouil. Le vin blanc était mauvais et lui tourne la tête. Il chavire dans le délire et commande une grosse part de pudding ET une grande coupe de mousse au chocolat avec, bille en tête, l’idée inébranlable qu’il va tout manger. Il en est tellement persuadé qu’il va en plus goûter aux desserts de tout le monde.

Adan mange gigantesque gateau à Buenos Aires

Trois heures plus tard, vers 18h, nous sortons de cette pizzeria en laissant derrière nous les gâteaux des enfants presque intacts. Rond comme des ballons, nauséeux, alcoolisés, nous nous trainons dans les rues de Buenos-Aires avec l’espoir de rejoindre notre chambre. Nous y arriverons et plongeons dans un long sommeil jusqu’au lendemain matin. Le petit déjeuner sera très très léger.

Niels mène l'enquête dans le bus nous faisant quitter Buenos Aires pour le Paraguay

Nous quittons Buenos-Aires pour Encarnacion, au Paraguay, nous vous en parlerons dans le prochain article …

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Poursuite du tour du monde en famille

2 pensées sur “Buenos Aires, porte de l’Amérique latine

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    2 août 2011 à 18 h 06 min
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    Les photos donnent envie de voyager … rien que pour prendre des photos.
    Tu dois kiffer devant ces couleurs, toutes ces occasions de laisser libre cours à ton art.
    Continuez de nous faire rêver en attendant que nous partions nous-même pour nos petites vacances.

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  • avatar
    3 août 2011 à 1 h 00 min
    Permalink

    Merci beaucoup pour ce commentaire ! C'est très gentil. Faites de jolies photos et partage les nous à ton tour ! Et bonnes vacances à tous ceux qui ont la chance de partir 😉

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