C’est aujourd’hui !!!!!

 

Et voilà, un an, jour pour jour, nous reposions les pieds en France après avoir foulé les sols du monde.

Nous vous demandions, voilà quelques temps, ce que vous auriez comme questions à nous poser.

Après recensement, réflexion et sans concertation voici nos réponses. Nous les avons rassemblées parce que parfois très proches, nous les avons simplifiées aussi afin que les enfants les comprennent.

Quels sont dans l’ordre les pays que vous avez visité ?

Niels : Sénégal … Bénin … AustralieCameroun … Australie … Afrique du sud … Brésil … Paraguay … Pérou.
Adan : Sénégal, Bénin, Namibie, Afrique du Sud, Argentine, Pérou, Bolivie, Chili, Australie, Laos, Thaïlande
Chrystelle : Sénégal, Bénin, Cameroun, Namibie, Afrique du Sud, Argentine, Paraguay, Brésil, Bolivie, Pérou, Chili, Australie, Laos, Thaïlande
Vincent : Sénégal, Bénin, Cameroun, Afrique du Sud, Namibie, Afrique du Sud, Argentine, Paraguay, Brésil, Bolivie, Argentine, Bolivie, Pérou, Chili, Australie, Thaïlande, Laos, Thaïlande.

Comment avez-vous imaginé votre retour la veille ou l’avant-veille de prendre votre avion ?

Niels : J’y pensais pas, c’est comme ça, c’est bien.
Adan : J’étais content de revoir mes copains et ma famille.
Chrystelle : On en a beaucoup parlé avec Vincent. J’ai beaucoup pensé à la reprise de mon travail. Je n’avais pas très envie de revenir, ça semblait un peu tôt, je voulais continuer d’en profiter. Puis la veille, j’étais contente, mon coup de blues était passé, tout était résolu, j’avais hâte de revoir les personnes que je n’avais pas vues depuis longtemps.
Vincent : On en a beaucoup discuté ensemble sur la plage en Thaïlande, on a bien tout préparé. On était plutôt serein. Je me rends compte aujourd’hui que nous n’avions pas pris la mesure du retour à l’école. Les enfants de l’école sont moins tendres que les enfants des écoles perdues aux milieux des déserts.

Comment ressentez-vous aujourd’hui la plus grande joie de votre voyage et le pire moment ?

Niels : Je ne veux pas retourner au Cameroun, hors de question de passer encore une journée à la douane. Ma plus grande joie, elle restera toujours ma plus grande joie.
Adan : Quand je repense au pire moment, ça me rend triste. Ca doit être au Cameroun. Le reste du voyage c’est la joie.
Chrystelle : Je n’arrive pas à formuler le mieux, ni le pire. J’ai vécu une année d’expériences toutes plus riches les unes que les autres. Les coups durs m’ont semblé bien moins durs que si j’avais à les supporter en France. Par exemple, j’ai eu les côtes déplacées, j’ai mis du temps à m’en remettre mais ça n’avait d’incidence que sur notre voyage et du coup, ensemble, nous n’étions pas tiraillés par toutes les obligations qui existent en France. Lorsqu’on a les côtes déplacées, il n’y a a priori rien à faire d’autre que de supporter la douleur (a l’aide d’antidouleurs si nécessaire), c’est ce que l’on fait en voyage. En France, nous devons aller voir le médecin qui donne un avis médical et c’est cet avis médical qui sera demandé lors des conversations avec d’autres personnes qui demanderont mais qu’est-ce que le médecin a dit ? Mais que fais-tu ? Pourquoi tu as encore mal après 3 semaines ? Il faudrait retourner voir le médecin… Le pire moment a duré 15 minutes je pense entre le moment où Niels avait dû être hospitalisé (il était vraiment en très mauvais point) et le moment ou nous sommes arrivés à l’hôpital, nous étions loin de la France, loin de la capitale Thaïlandaise et nous n’avions pas d’idée d’où nous atterririons. On nous a demandé dans quel hôpital voulez-vous aller ? Nous avons répondu le meilleur ! Nous ne savions pas ce que cela voulait dire. Le pire nous a traversé l’esprit sur le chemin le temps d’arriver, lorsque nous y étions, c’était fini. Un hôpital d’une qualité que nous n’avions jamais vue, mieux même que les hôpitaux que nous avons eu l’occasion de voir en France. Le pire n’est pas arrivé. Finalement, loin, c’est plus simple. Les meilleurs moments, ils sont innombrables. Aujourd’hui, selon mon état d’esprit du moment, c’est toujours un moment différent qui me rappelle à des souvenirs extra-ordinaires.
Vincent : On y repense de manière positive, que ce soit les maladies, les piqûres, bobos au doigt, le nez cassé, les difficultés administratives … ce sont de bons souvenirs.

Est-ce que le voyage a changé votre façon de vivre ? Votre façon de voir les choses ?

Niels : Oui ! Aujourd’hui on fait moins le ménage, on a pris l’habitude de vivre dans des endroits avec du sable.
Adan : Non pas vraiment, c’est toujours ma vie.
Chrystelle : Notre façon de vivre n’a pas beaucoup changée, notre façon de voir les choses davantage. Nous aimerions changer notre façon de vivre mais pour le moment, nous n’avons pas trouvé de quelle manière. Nous rencontrons beaucoup de voyageurs, ce que nous ne faisions pas avant. Ceux qui partent, ceux qui reviennent, ceux qui vivent du voyage, nos amis de voyage et là c’est une histoire très forte !!!
Vincent : Mes priorités ne sont plus les mêmes exactement. J’ai davantage l’envie de passer du temps en famille de profiter de ma femme et de mes enfants.

Est-ce que vous avez de nouveaux rêves ? Des projets ?

Niels : Je rêve de retourner dans des pays comme au Sénégal.
Adan : Oui, je rêve de voyages. On va bientôt aller en Italie.
Chrystelle : Je pense que je projette de vivre de mes rêves. D’après Vincent je suis une créatrice de rêves et de projets. Je vais mettre mon imagination au service des autres. Ca vous tente ? Pas cher mon fils, j’y t’envoie loin dans tes rêves pour pas cher… Statut juridique : Autoentrepreneuse de rêve ! C’est pas beau ça ?
Vincent : Oui, nous en avons, nous devons trouver comment faire pour les réaliser. A court terme, nous partons cet été en Italie. Si vous connaissez quelqu’un là-bas qui souhaite se marier, je suis preneur d’un reportage photo sympa en échange d’un moment de vie italienne.

Avez-vous envie de repartir ?

Niels, Adan, Chrystelle, Vincent : OUIIIIIII !!!

Est-ce que vous vous ennuyez ?

Niels : Ca dépend de la quantité de travail que j’ai à l’école. Mais parfois dans la classe, je pourrais m’ennuyer sauf que je regarde bien mon maître comment il travaille. Je pourrais faire comme lui plus tard quand je serai un maître. Il travaille bien.

Adan : Non, pas vraiment. En France aussi il y a des choses à apprendre. A l’école, j’apprends des choses que je ne découvrais pas en voyage.

Chrystelle : Oui. Pas que je n’ai rien à faire, loin s’en faut, peut-être trop même et pourtant je m’ennuie de mes hommes, j’aimerai partager davantage mes expériences avec eux, nous avons un langage commun qui facilite la compréhension. J’ai la sensation chaque matin de quitter notre petite cellule privilégiée, c’est accentué par le fait que Vincent bosse à la maison. A l’heure des systèmes de communication, d’information quasi-simultanés, je rêve de télé-travail.

Vincent : Pas le temps de s’ennuyer. Je bosse, je bosse et je bosse. Développer mon entreprise partager les expériences de photographies, ça prend du temps. Je rapporte les images des plus beaux moments de vie des gens, je forme les amateurs de photographie, je forme les salariés dans le cadre de la formation professionnelle, j’expose et aujourd’hui j’ai même mon labo donc je développe les photos.

Deux mois après votre retour vous avez écrit cela : http://lecoindesvoyageurs.fr/retour-dun-tour-du-monde-2 Réécririez-vous la même chose un an après ?

Chrystelle : Presque. Une chose étonnante, je ne trouve plus la vie chère en France. Je trouve la vie peu chère ailleurs. Le rythme français nous a rattrapé même si je me sens encore un peu en résistance. J’ai arrêté de fêter les anniversaires de chaque jour passé, j’ai commencé à me projeter vers d’autres horizons. Les enfants ont compris que les copains ne partiraient pas avec eux. Le manque d’air, les fenêtres fermées et le chauffage électrique sont toujours difficiles à supporter. Les transports en commun sont beaucoup moins exotiques et plus prétextes à peaufiner quelques projets le soir, le matin, j’aime partager le trajet avec Madame Bonbon. Nous sommes bien en France, nous apprécions les gens pour ce qu’ils sont, nous savons que nous ne pouvons pas tout partager que certaines choses ne sont pas très entendables alors je me suis assagie, je pense être plus tolérante à la pensée de l’autre en tout cas, je n’ai pas besoin de faire valoir ce qui m’appartient.

Vincent : C’était il y a un an ? La plupart de ce qui est écrit est toujours d’actualité. Certaines choses sont plus faciles comme de dormir dans une pièce fermée. D’autres restes inchangées, l’envie de repartir, le sentiment de voir le monde différemment.

Ce qui a le plus changé je crois, c’est que nous rentrions. Nous sommes rentrés depuis. Nous avons maintenant l’envie de nous projeter à nouveau vers de nouveaux horizons …

Pour les enfants :

Comment ça se passe avec vos camarades de classe ?

Niels : Ca se passe bien. Des fois il y a des hauts et des fois il y a des bas. Il faut changer de copains mais j’en ai un qui reste toujours le même sauf une fois je n’ai pas réussi à le consoler quand son chien il est mort. J’avais bien essayé, il fallait lui laisser le temps je crois.

Adan : Ils sont pareil qu’avant sauf qu’ils sont plus brusques, je ne m’y attendais pas. Mais bon, ça va.

Quelle est votre matière préférée ?

Niels : J’aime beaucoup la lecture, je lis des livres entiers et j’aime écrire.

Adan : J’aime la géographie. Apprendre à lire des cartes c’est super. Mieux je réussirais et plus se sera facile pour voyager. Alors je fais très attention. J’aime la Préhistoire, j’aime aussi l’histoire mais là on étudie l’antiquité et je suis déçu de n’apprendre que La Gaulle, j’ai très envie d’apprendre sur les Romains.

Voilà nos réponses sans trucage et sans retouches. Nous vous rappelons que Niels aura bientôt 7 ans et Adan aura 9 ans dans 4 jours. Ne posez pas trop de questions sur la poussière dans la maison. Niels est effectivement toujours le chiffon ou le balai à la main. Un an que nous sommes rentrés, bon anniversaire à vous tous qui nous suivez !!!

7 pensées sur “C’est aujourd’hui !!!!!

  • avatar
    23 mars 2013 à 14 h 57 min
    Permalink

    Oui c’est beau de se rappeler les journées et les évènements passés loin de chez soi pendant toute une année. C’est sûr cela n’a pas toujours été tout rose comme le dit Chrystelle, mais les choses prennent une autre dimension lorsqu’on est pas stressé par les horaires journaliers qu’il faut impérativement respecter. Les réponses si spontanées des enfants m’ont beaucoup émue je trouve qu’ils ont une certaine maturité dans leurs réflexions et qu’ils ont très bien su s’adapter,aussi bien à la vie de voyage qu’à la vie de retour en France avec toutes les obligations que cela comporte. Bravo les voyageurs. ET HEUREUX ANNIVERSAIRE A ADAN; Bisous de Mamie Sucre et papy Dédé

    Répondre
  • avatar
    23 mars 2013 à 15 h 22 min
    Permalink

    Le projet d’auto entrepreneur de rêve j’achète!!!!!
    Bravo pour le résumé.
    Une question un peu tard: en Afrique, vous auriez fait la même chose? et teniez vous compte dans votre périple des conditions politiques des pays traversés?
    En ce qui concerne la vie de famille. J’adhère à 200% quand vous parlez de langage particulier.
    Allez, repartez vite que l’on puisse voyager avec vous.
    Bises à vous 4 de nous 4
    les tinarelli
    PS: Adan, nous te souhaitons un bon anniversaire(merci mamimone!!)
    PS 2: Mamie sucre????

    Répondre
    • avatar
      23 mars 2013 à 21 h 13 min
      Permalink

      Merci pour ces commentaires. Adan est au lit entrain de déroulé le fil de ce que sera sa journée de demain : 1er criterium départemental de cyclotourisme !
      Réponse subsidiaire : Oui nous avons tenu compte des conditions politiques. Si nous avions pu nous aurions fait une arrivée en Algérie et une traversée du Sahel par la route. C’était le début du voyage, nous ne pouvions pas prendre le risque, nous ne savions absolument pas comment réagiraient les enfants. Sans eux, nous l’aurions fait. Aujourd’hui, nous le préparerions davantage mais nous le ferions dans les conditions de 2012. Nous espérons qu’une paix durable puisse s’y installer. Alors, un jour nous pourrions traverser ce désert qui me fait tant penser au Petit Prince. Mais cela devient futile à la gravité de la situation.
      Bises à vous 6 (4 chez Maga et 2 chez mamie)
      PS 2 : Mamie Sucre, c’est Adan qui disait cela lorsqu’il était tout tout petit au lieu de mamie du Sud. Nous ne disions pas Mamimone. C’était la grand-mère de Vincent.

      Répondre
  • avatar
    2 février 2014 à 13 h 01 min
    Permalink

    Bonjour à vous quatre,
    Je continue à vous lire avec plaisir. Notre rencontre sur la plage de Thaïlande reste une très belle rencontre pour nous trois. Lou-Anne se souvient toujours de ses deux copains ! En espérant vous voir un jour sur les terres chinoises …. Lou-Anne, Lihua et Sandrine de Canton
    PS : Vincent, tes photos sont, tout simplement, magnifiques!

    Répondre
    • avatar
      20 février 2014 à 9 h 19 min
      Permalink

      Bonjour la petite famille,
      Nous nous souvenons aussi de cette rencontre très sympathique. Nous espérons que vous allez bien et si vous faites un tour en France, souvenez-vous que nous ne sommes pas loin ! Pour le moment les terres chinoises nous semblent très lointaines mais qui sait les projets avancent et nous surprennent tellement. La Chine reste encore le rêve d’Adan alors …
      Bises aux grands et bisous à la princesse Lou Anne.
      La petite famille Meyer

      Répondre
  • avatar
    7 mars 2014 à 3 h 48 min
    Permalink

    Bonjour,

    Je suis une belge fraîchement arrivée au Paraguay (accompagnée de mon mari 😉 ) avec la ferme intention de nous y installer et de voyager un max. Cela fait, 4 ans que nous préparons ce départ, cette nouvelle vie (qui ne fait que commencer).

    Tout d’abord, félicitations d’avoir eu le courage d’aller au bout d’un tel projet! Ensuite…MERCI!!! De vous avoir lu m’a fait un bien fou. Vous êtes la preuve que voyager avec ses enfants est faisable et doit même être génial! Pouvoir leur offrir une telle expérience si jeune, c’est inestimable… Je vous souhaite de pouvoir repartir tous ensemble, en espérant pouvoir faire de même quand ce sera notre tour 🙂

    Merci pour cette expérience partagée…

    Val

    Répondre
    • avatar
      8 mars 2014 à 9 h 20 min
      Permalink

      Bonjour Valérie,
      Merci à vous pour ce retour chaleureux.
      Cela nous fait vraiment plaisir et nous vous souhaitons de réaliser vos rêves, vos projets avec ou sans enfants.
      Où et comment vivez-vous au Paraguay ? Nous y avons eu une expérience très particulière.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Donnez et voyagez avec Ecole autour du monde