Les 4000 îles – Don Khone

Et voilà que nous arrivons à Don Khone, une autre des 400 îles. Pourquoi Don Khone et pas Don Det ? Parce que les bars, la musique à fond le soir, les « happy » boissons à base de substances diverses, nous avons découvert cela à Vang Vieng et ce n’est pas ce que nous apprécions en famille 😉

Donc ce sera Don Khone avec ses rizières, ses buffles, ses cascades, ses plages et ses dauphins. Nous cherchons désespérément des bungalows qui donnent sur le Mekong, mais dans nos prix (12 € à 4 par nuit), nous ne trouvons pas. Nous arrivons finalement dans une grande bâtisse avec jardin autour, idéal pour les enfants (et pour le budget, nous payons, pour deux chambres, 6€ par nuit) !

Nous allons rester ici un peu plus de deux semaines. Ce qui nous laisse le temps de sympathiser avec les propriétaires, leurs enfants, les enfants du restaurant d’en face et avec Sirin.

Sirin, c’est un garçon surprenant. A 15 ans, le matin, il va à l’école. Le midi, il rentre servir au restaurant familial. Après quoi, il retourne en classe. De retour, il se détend un peu, fait ses devoirs, prend un bain et retourne servir au restaurant de ses parents jusque tard le soir. C’est déjà bien plus que beaucoup d’enfants d’Europe, mais assez commun au Laos (et dans beaucoup de pays).

Et en plus, il vous reçoit avec le sourire, parle très bien anglais, arrive à situer une quantité de ville impressionnante dans de nombreux pays du monde. Et son équipe de foot favorite : Manchester ! Si bien, qu’avec chaque client du restaurant, il a une petite phrase, une attention.  Il remarque qu’on prend souvent une « Laos salad », et voilà qu’il nous en offre. Il va même jusqu’à nous offrir notre dernier repas. Bluffant !

 

Ce restaurant, c’est aussi un lieu de rencontre. Nous faisons ainsi la connaissance d’un Photographe au long court. Reporter depuis une vingtaine d’année, José a écumé de nombreux terrains avec ses deux Leica argentiques (la crème de la crème photographique). Nous passons une soirée passionnante qui se prolonge jusqu’à notre guesthouse à parler photo, métier du photographe, voyages, peuples et rencontres. Un grand moment de bonheur partagé !

 

 

De la guesthouse, nous voulons aussi découvrir l’île. Et là, c’est la douche froide ! Pour accéder à l’autre partie de l’île, il faut suivre un chemin qui passe sous un tout petit pont. Et bien, pour passer sous ce pont, on nous demande 8€ chaque jour. De deux choses l’une, soit nous payons (mais nous n’avons plus les moyens de nous promener chaque jour, soit nous trouvons une autre solution. Nous pédalerons quelques kilomètres supplémentaires en passant par les chemins de traverses et les rizières, évitant ainsi le péage.

 

Il faut dire, que les chutes d’eaux sont jolies. Plus au sud, nous irons souvent sur une plage profiter du soleil et se baigner dans le Mékong. Cette plage, qui s’étend sur 4 mètres de dénivelé, n’existe plus à la saison des pluies, le niveau du fleuve remontant de manière spectaculaire. Et quand il baisse à nouveau, on retrouve les corps des Laos emportés par le fleuve accrochés aux branches des arbres. Ce lieu est maintenant habité par les esprits. C’est pourquoi personne n’y reste la nuit. Nous apprenons tout cela d’un couple français qui vient ici régulièrement avec leur petite fille et qui ont créés des liens d’amitié avec une famille de restaurateurs.

Retrouvez plus de photographies de notre voyage au Bénin sur le site du photographe Vincent Meyer

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